L’entretien des vêtements

Pour ceux qui ont déjà craqué pour un vêtement de chez PAULA, il est aussi possible que vous ayez cherché une étiquette pour voir les symboles d’entretien afin de ne pas abimer votre dernière trouvaille avec un lavage trop chaud. On a tous eu l’expérience de ce super pull en laine qui a rétrécit dans la machine… Il est probable que vous ayez vu une étiquette d’entretien sans vraiment comprendre les symboles indiqués, donc voici un tableau qui reprend chaque symbole.

Il se peut aussi que vous n’ayez pas trouvé cette étiquette. Or en chinant dans les brocantes, vide-greniers et usines de recyclages, certains vêtements n’ont plus d’étiquettes (on a tous eu aussi cette vilaine étiquette qui nous grattait le cou !), mais pas d’inquiétude, même sans étiquette, on peut bien laver ses vêtements !

La première idée à combattre : la température indiquée sur l’étiquette n’est pas la température recommandée, c’est la température à ne pas dépasser ! Or il faut savoir que près de 80% des consommation d’eau et d’énergie utilisées durant le cycle de vie des produits textiles sont concentrées sur la seule phase d’entretien.

Ce n’est pas une surprise si l’on considère les nombreux appareils électroménagers sollicités (lave linge, sèche linge, fers à repasser etc.) et les produits d’entretien chimiques utilisés (détergents, assouplissants, blanchissants, etc.).

La problématique de la pollution de l’eau dans le secteur du textile et de l’habillement est critique. Aujourd’hui le réchauffement climatique occupe tous les esprits, l’accès à l’eau potable demain sera l’un des plus grands défis de l’humanité.

Voici quelques conseils pour réduire son empreinte écologique, et agir depuis chez soi à la sauvegarde de la planète !

  • Le lavage : une température de 30°C suffit pour laver la quasi-totalité des cas. Outre l’économie d’énergie réalisée (plus de 60% par rapport à la température de 60°C), un lavage à basse température permet de limiter les dépôts calcaires et donc d’augmenter la durée de vie des lave-linges. Enfin, porter plusieurs fois un vêtement avant de le mettre à laver est un moyen efficace de réduire son empreinte écologique.
  • Bien choisir la lessive et l’assouplissant : Il est important d’utiliser des lessives et assouplissant sans phosphates (interdits en France depuis juillet 2007). Il existe de nombreux produits d’entretien écolabellisés ou des alternatives naturelles comme les noix de lavage, il existe aussi plusieurs recettes de lessive maison (je vous donnerai les recettes dans un autre article!). A chacun de trouver ce qu’il lui convient le mieux, utiliser moins de quantité de lessive par lavage est toujours une bonne alternative ! Quant aux assouplissants, il est possible de les remplacer facilement. Une eau trop calcaire peut être adoucie avec un peu de vinaigre blanc et quelques gouttes d’huile essentielles peuvent être un bon substitut aux parfums de synthèse.
  • Les appareils électroménagers : Une machine à laver classe A++ consomme 60% moins d’énergie qu’une machine classe B. Mieux vaut faire fonctionner sa machine à laver la nuit, si ce n’est pas près d’une chambre. Outre le tarif plus économique, l’empreinte carbone de l’électricité consommée la nuit est meilleure en raison d’une faible demande (moins d’apport issus des énergies fossiles). Dernier point, les lave-linges qui tournent à moitié rempli représentent un surcoût environnemental qui pourrait être évité.
  • Le séchage : Pratique, le sèche-linge consomme toutefois beaucoup d’électricité et il rétrécit les fibres, réduisant alors la durée de vie des produits. Le séchage en plein air (si le temps le permet!) ou sur un étendoir (ou préférez séchoir, étendage ou même tancarville!) près du radiateur l’hiver, en plus ça parfume la maison !

 

  • Le repassage : Pour gagner du temps et de l’énergie, vous pouvez mettre sur cintre vos vêtements qui sortent de la machine à laver, en les secouant un peu ils reprennent leur forme et peuvent directement sécher sur le cintre, en faisant moins de plis !
  • Les produits anti-mites : Plutôt que d’acheter des produits chimiques au supermarché, il y a des gestes simples à faire régulièrement : aérer, secouer, faire tourner le linge en machine. On peut également utiliser des méthodes naturelles : le bois de cèdre sous toute ses formes, un bocal ouvert d’écorces séchées de citron, de clous de girofles, un bouquet de lavande séchée, de romarin, de sauge, ou de menthe.
  • Le pressing ou nettoyage professionnel : A éviter car les techniques de nettoyage à sec peuvent être particulièrement polluantes, elles utilisent des solvants très nocifs, classés cancérigènes de catégorie 3 par l’UE. Des nouveaux solvants sont apparus dans leur marché, mais leur pertinence écologique reste difficile à évaluer compte tenu du peu de recul. Les textiles les plus fragiles (soie et laine) peuvent être lavés en machine, à basse température, avec un programme doux ou à la main.

– Sources :

Le site de COFREET
WWF Guide de l’éco-conception des produits textiles-habillement 2011
Economies d’énergie. Laver le linge le jour ou la nuit ?
Les lessives avec phosphates interdites

 

 

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